Vernissage
Samedi 28 Février 2026 à 18:00
NON merci la vie
Site de l'éditeurRien à voir est une exposition pensée par Béatrice Lussol accompagnée de Cécile Bouffard, Clarisse Tranchard, Marie Losier et Eugénie Zely.
Ce rendez-vous sera l'occasion du lancement du livre NON merci la vie, paru aux éditions L en 2026.
Béatrice Lussol (Toulouse, 1970), diplômée de la Villa Arson à Nice, vit et travaille à Malakoff. Elle a été pensionnaire de la Villa Médicis de 2009 à 2010. Elle enseigne en école d'art à Rouen. Elle a participé à plusieurs expositions collectives à l'international, telles que Global Feminism au Brooklyn Museum (New York, 2007), au Kerava Art Museum (Kerava; Finlande, 2007), ou i hit you with a flower au Stedelijk Museum de Schiedam aux Pays-bas (2024). Son travail a également fait l'objet d'expositions monographiques à la Maison des Art (Malakoff, 2012), au Spritmuseum (Stockholm, 2013) ou encore au CAC Le Carré (Château Gontier, 2018), ou Galerie S, à Paris (2025). Ses pièces sont notamment présentes dans les collections publiques du FRAC PACA, du CNAP, du MAMAC de Nice et du MAMCO de Genève.
Artiste plasticienne, elle mène parallèlement trois pratiques artistiques : dessin, écriture, collages. Dans le travail du dessin, un vocabulaire est mis en place accompagné par les qualités de mouillé de l'aquarelle, puisant sa source dans le corps, ses nutriments, ses organes, doigts, bouches, vulves, prêts à des déplacements de sens, à des lectures polysémiques. Les mots coloriés psychédéliques se mêlent de ce qui ne les regardent pas et filtrent ce qu'elle ne dira pas. Elle isole le mot pour qu’il palpite entre le vide du balbutiement ou la stupeur du babil, entre le langage et le réel, aux rebords de la chute.
Du coté de l'écriture, elle a publié six livres que l'on peut qualifier de romans expérimentaux : Merci (2000) et Pompon (2001) aux éditions Balland, Sinon (2007) et Les Souffleuses (2009) aux éditions Léo Scheer, Écrire ou partir, (2019) aux éditions de poche du Printemps de Septembre. NON merci la vie, aux éditions L, sera disponible à Glassbox à partir du vernissage et accessible en ligne sur le site des éditions.
Marie Losier, née en France en 1972, a étudié la littérature à Nanterre et les Beaux-Arts à New York. Elle est connue pour ses portraits avant-gardistes et poétiques de figures artistiques comme Alan Vega, les frères Kuchar ou Genesis Breyer P-Orridge, dont elle a réalisé le portrait dans The Ballad of Genesis and Lady Jaye (2011). Ce film, primé à Berlin (Teddy Award, prix Caligari) et ailleurs, a été distribué internationalement.
Ses œuvres, souvent projetées dans des festivals (Cannes, Berlin, Tribeca) et musées (MoMA, Centre Pompidou, Tate Modern), incluent aussi Cassandro the Exotico! (2018), portrait du catcheur mexicain Saul Almendariz, présenté à Cannes et acquis par le MoMA.
En 2019, elle explore de nouvelles formes avec Felix in Wonderland! et expose à la galerie Anne Barrault. Ses rétrospectives (Jeu de Paume, Cinémathèque d’Athènes, Cinématek de Bruxelles) et expositions (Institut Français du Cambodge, Casa del Lago) soulignent son influence. En 2024, elle présente Peaches Goes Bananas! à Venise et prépare une exposition à Bourges en 2025.
Clarisse Tranchard est née en 1966. Son travail pourrait être compris comme un questionnement sur ce qu’est « être au monde ». Sous forme de sculptures, d'installations, de performances, de vidéos, l’essentiel de son travail un questionnement sur ce qu’est « être au monde ». Il se base sur l’utilisation de matériaux pauvres, recyclés pour la plupart, là où l’énergie est plus importante que la qualité. Le rebut ou l’artefact de peu de valeur et les assemblages qu’elle en fait lui permettent d’aborder les notions de haute et basse culture, d’amoralité, de marge, de mutation, d’archaïsme et de son écho qu’elle discerne dans le temps de son témoignage d’artiste.
C’est une tentative permanente de réappropriation d’un commun qui nous relie, de la représentation et de sa vitalité métaphysique, de la convergence du pouvoir des objets artistiques, de notre capacité intrinsèque à la transformation de notre être par le truchement de la créativité : destruction, et réparation.
Son travail est présenté, entre autre, au Centre Georges Pompidou (Paris), au Transpalette (Bourges), à la Nuit Blanche (Pantin), à la galerie 22Visconti (Paris), à la galerie Bertrand Grimont (Paris), au Théâtre de la Ville / Fondation Hermès, à la Ferme du Buisson (Noisiel), Paris Internationale (Paris)..
L’exposition a été possible grâce au soutien à la création du Cnap